Loi spécifique pour péril spécifique

Illustration : Le parlement européen

Voir aussi 1975-2018 le même besoin de loi

Auteur : Christian Bois

Une opposition confuse à la phagothérapie

La phagothérapie c’est utiliser une élément naturel auquel l’homme a été exposé depuis des millénaires pour son plus grand bien.
Le phage-gardien est un co-habitant de l’homme, pas un médicament !!!
Les molécules de synthèse sont des nouveautés dont on ne connait pas les effets.
L’introduction d’une molécule de synthèse doit répondre à un lourd cahier des charges.
Appliquer les règles pour les produits chimiques aux phages-gardiens est totalement insensé :
– les essais cliniques « homme + phages-gardiens » ont commencé il y a quelques millions d’années
– on a le facteur de risque : tous les humains ont survécu
– on a l’efficacité thérapeutique : les bactéries n’ont pas vaincu les humains

L’utilisation un peu plus « artificielle » de la phagothérapie a commencé en 1917 avec :
– une efficacité très grande
– pas d’effets secondaires
– un coût faible

Nous parlons bien sûr des pratiques raisonnées de la phagothérapie, pas des dérives mercantiles, etc.

Apparemment aucun texte de loi n’a encore été rédigé qui tienne compte de la réalité des phages-gardiens et de la phagothérapie.

Pour faire une loi il faut nommer ce sur quoi on légifère !!!

Les mots « phage » et « bactériophage » sont employés à tord et à travers – en particulier dans des écrits académiques. Voir « Classification des phages ».

Eunobiote et phages-gardiens

Initialement Félix d’Hérelle parle uniquement des phages-gardiens qui tuent les bactéries et ainsi sont les protecteurs de la santé des humains.
Entre temps on a découvert d’autres types de phages.
Il faut donc impérativement nommer ces différentes entités.
L’ensemble des phages-gardiens peut être nommé « eunobiote », là également pour insister sur la fonction « qui protège la vie ».

Les phages qui ne sont pas tueurs de bactérie sont dits « vecteurs » par certains auteurs.
Le nom de phages-vecteurs est donc pertinent.
Ce qui donne – à partir des racines grecques – le dianyobiote.

Loi urgente et loi différée

12 mille décès par an en France dus aux bactéries multi-résistantes BMR.
Des milliers de vies à sauver par la phagothérapie : une loi urgente pour l’eunobiote et les phages-gardiens
60 mille personnes par an amputées ou invalidées : même loi urgente

Est-il urgent de légiférer sur le dianyobiote et les phages-vecteurs ?
Peut-être.

Quand le législateur européen répond à côté du sujet

Nous avons analysé deux exemples de non-réponses.

On se rappelle que le sujet est :
– des milliers de personnes meurent ou sont invalidées par des bactéries résistantes aux antibiotiques
– des milliers de personnes pourraient être sauvées par la phagothérapie
– demain il faut mettre les phages dans les hopitaux

La question du droit est évoquée dans un article du journal Le Monde.

« Une question parlementaire avait d’ailleurs été émise à ce sujet, en 2011, demandant si le cadre réglementaire européen actuel pour les médicaments pouvait être modifié en vue de l’adoption en Europe de la phagothérapie. La Commission, dans sa réponse, a argué que « les bactériophages peuvent être réglementés au même titre que n’importe quel médicament » et que « si la substance active est une substance biologique qui est produite à partir d’une source biologique ou en est extraite, des exigences spécifiques sont requises dans le dossier d’autorisation de mise sur le marché ».

Cette réponse est aberrante car :

  • le législateur a reconnu à ce jour les éléments vivants et les éléments non-vivants – chimiques
  • les phages ne sont pas reconnus comme éléments vivants pour des raisons complexe de génétique
  • ils ne sont pas du tout des éléments chimiques, on les cultive, on ne les fabrique pas
  • avant de légiférer il faut donc reconnaître le caractère spécifique des phages

RÉSULTATS EXCELLENTS

« Or, les phages sont des virus, à la frontière du vivant, et ils n’entrent pas dans la définition de « substance biologique produite ou extraite d’une source biologique ». La députée européenne Catherine Trautmann, à l’initiative de la question parlementaire, se dit déçue par la réponse. « Nous restons bizarrement bloqués par une vision clinique du médicament, alors qu’il faut penser processus thérapeutique. »

Sources

Le Monde

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Source illustration : WikiMédia Ash Crow

3 réflexions sur “Loi spécifique pour péril spécifique

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